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Petites chouettes de montagne

Découvrez 2 petites chouettes emblématiques de nos montagnes

Chevêchette d'Europe (Glaucidium passerinum)

Avec son petit air renfrogné, son plumage brun gris moucheté de blanc et ses petits yeux jaunes bordés de courts sourcils blancs, la Chevêchette d’Europe est facile à reconnaître.
C’est la plus petite espèce de rapace nocturne d’Europe, avec moins de 20 cm et environ 60 grammes.
Redoutable chasseuse, elle se délecte de passereaux [mésanges, rouges-gorges, roitelets, troglodytes ...] et de petits rongeurs forestiers (mulots, campagnols ...).
Elle vit dans les forêts de montagne où elle affectionne les vieux boisements de conifères, où elle s’installe dans les cavités des arbres creusés par les Pic épeiche.
La femelle y prépare un nid pour y stocker ses proies et pondre entre 5 et 7 œufs au printemps. Les petits sortiront du nid au bout de trois semaines, lorsque leur plumage sera complet.

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

Avec son air étonné, la Chouette de Tengmalm est reconnaissable entre toutes !
Le grand disque blanc autour de ses yeux jaunes cernés de noir et son plumage brun foncé orné de points blancs permettent de l’identifier sans hésitation.
C’est un petit rapace nocturne de 150g environ et mesurant 25cm, un peu plus grand que la Chevêchette d'Europe.
Elle vit en altitude, au cœur des massifs montagneux et de forêts de conifères, où elle niche dans les cavités des arbres creusées par le Pic noir.
Prédateur nocturne, elle se nourrit principalement de petits mammifères (campagnols, mulots et musaraignes ...) et parfois d’oiseaux.
Cette espèce voit malheureusement sa population diminuer.

Des petites chouettes méconnues et menacées

Longtemps méconnues en France, la Chouette de Tengmalm et la Chevêchette d'Europe vivent dans des forêts mâtures d’altitude, souvent difficiles d'accès.
Aujourd’hui, ces espèces forestières sensibles sont devenues emblématiques, mais elles sont menacées.
Elles sont protégées en France par la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature et figurent sur :
  • la liste rouge nationale de la faune menacée,
  • la liste rouge mondiale dans la catégorie ‘préoccupation mineure’ (UICN)

Le savez-vous ?

Elles font l’objet d’un suivi national régulier, qui mobilise chaque année de nombreux bénévoles, associations, administrations, collectivités.
Dans le cadre de la gestion de la Réserve Naturelle Nationale de Ristolas-Mont Viso et des sites Natura 2000 du Queyras, les agents du Parc naturel régional du Queyras procèdent à ce suivi avec l'ONF.
La LPO & l'ONF ont mis en place un protocole national afin de suivre la tendance évolutive de ces 2 espèces. L’objectif est de les suivre sur la durée, d’observer les changements d’aires de répartition et d’explorer aussi des zones où leur présence reste incertaine.
  • 212 sites ont été suivis entre 2019 et 2024 en France
  • dont 28 dans les Alpes du Sud sur cette période
Ce suivi est réalisé chaque année, sur des transects [zones en bande linéaire] bien déterminés, à la même période et aux mêmes horaires :
  • ils sont composés de 5 points d’écoute
  • l’observation annuelle est réalisée 2 fois (espacés de 15 jours) par beau temps sans vent
  • le suivi a lieu au coucher du soleil
La technique de la ‘repasse’ (diffusion de chants enregistrés) peut être utilisée pour détecter des individus sur site. Cette pratique, pouvant générer du dérangement, est utilisée uniquement dans un cadre scientifique et de manière encadrée.

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