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Favoriser la biodiversité en zone agricole grâce à la création de haies et de mares

Le Chaffaut-Jurson [04]

Résumé

Dans les territoires ruraux, la restauration des éléments naturels du paysage agricole, appelés infrastructures agro-écologiques (haies, mares, arbres isolés, murs de pierre sèche…) est un levier efficace pour reconquérir la richesse faunistique et floristique, mais également agir sur la ressource en eau et la préservation des terres agricoles. Provence Alpes Agglomération a répondu à un appel à projets de l’Agence de l’eau afin d’organiser un Marathon de la biodiversité entre 2022 et 2025.
Cette initiative vise à impliquer les collectivités, les agriculteurs et les privés dans la création et la restauration d’habitats tels que les haies et les zones humides afin d’améliorer la résilience des espaces agricoles en favorisant :
L’objectif général était de restaurer les corridors écologiques de la trame turquoise pour favoriser la circulation des espèces à travers la création de haies champêtres et de mares, tout en s’inscrivant dans une démarche de sensibilisation à plus long terme. Ces actions répondent également à des objectifs d’adaptation au changement climatique (préservation des sols, préservation de la ressource en eau, etc.).
Parmi les partenaires du projet, le lycée agricole de Digne-Carmejane a souhaité participer au Marathon de la biodiversité, en faisant participer les élèves aux actions de plantation et de création de mares.
Au total, ce sont 12 agriculteurs, deux collectivités et deux privés qui se sont engagés dans le projet. Plus de 7 300 m de linéaires de haies et 9 mares ont ainsi été créés.
Un conventionnement et un suivi scientifique sur 10 ans ont été mis en place afin de mesurer les bénéfices de cette opération sur la biodiversité.
Mare © ARBE
Mare © ARBE
© Provence Alpes Agglomération
© Provence Alpes Agglomération

Fiche identité

  • Porteur du projet : Provence Alpes Agglomération
  • Échelle territoriale : Communauté d’Agglomération ou urbaine
  • Service(s) de la collectivité associé(s) : Service Transition écologique
  • Partenaire(s) technique(s) :
    • Lycée agricole Digne-Carmejane
    • Chambre d’Agriculture 04
    • Conservatoire d’espaces naturels (CEN) Provence-Alpes-Côte d’Azur
    • SAFER Provence-Alpes-Côte d'Azur
    • Groupement Régional des Centres d’Initiative pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu Rural (CIVAM Provence-Alpes-Côte d'Azur)
    • Bureau d’études en agroforesterie AGROOF
  • Partenaire(s) financier(s) :
    • Provence Alpes Agglomération (achats des plants, réalisation des mares)
    • Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse
  • Budget : 260 000 € (70% AERMC, 30% PAA)
  • Période : 2022 – 2025 :
  • 2022/2023 : lancement du projet, diagnostic, mobilisation
  • 2023/2024 : formation, accompagnement, premières campagnes de plantations
  • 2024/2025 : seconde campagne de plantations, creusement des mares, suivis agro écologique, évaluation
Ces différentes phases sont accompagnées d’actions de communication.

Contact

Nom : Nicolas MAUREL
Fonction : Pôle aménagement et développement territorial – transition écologique
Structure : Provence Alpes Agglomération (PAA)


En savoir plus

Contexte du projet / Candidatures

Le projet concerne 3 secteurs (Sud : Asse-Bléone-Durance), Nord (Vallée de la Blanche), et vallée de la Bléone. Il était proposé à différents publics :
  • Agriculteurs ou groupements d’agriculteurs
  • Communes propriétaires du foncier
  • Propriétaires privés, en accord avec l’utilisateur éventuel de la parcelle.
Les projets ont été étudiés au cas par cas par une commission d’analyse des candidatures qui associe l’ensemble des partenaires. Les projets répondant le mieux aux objectifs de préservation de la biodiversité ont été retenus en priorité.
Financement : PAA assurera la prise en charge financière à hauteur de 90% des plants (matériel végétal et de protection) et de la réalisation des mares (matériel et travaux). La préparation du terrain et les plantations resteront à la charge des attributaires. Les bénéficiaires devront s’engager à assurer l’entretien et la pérennité des haies et des mares. Une convention sera passée avec Provence Alpes Agglomération.
16 porteurs de projets ont été retenus.
Il s’agit de 12 exploitants agricoles aux profils variés : un apiculteur, des éleveurs de volailles, des maraîchères, des grandes cultures, un éleveur ovin, un arboriculteur...
Mais également 2 collectivités (PAA et le Chaffaut), le lycée agricole et un couple de particuliers.

Objectifs du projet

Plantation de haies

  • Agir en faveur de la biodiversité : créer des habitats et des corridors écologiques pour permettre la circulation des espèces et l’accomplissement de leurs cycles de vie ;
  • Améliorer la qualité des terres agricoles dans le contexte de changement climatique ;
  • Préserver les ressources naturelles, maintenir l’eau dans les sols ; limiter les besoins d’irrigation ;
  • Eviter l’érosion des sols, favoriser l’épuration des eaux, atténuer les risques naturels ;
  • Favoriser les auxiliaires des cultures, réduire ou éviter les traitements ; favoriser la pollinisation ;
  • Avoir un effet brise-vent, apporter de l’ombre aux troupeaux...
Les haies mises en place doivent présenter un réel intérêt écologique. Elles doivent être composées de plusieurs espèces d’origine locale. Les haies d’une seule espèce végétale ne seront pas acceptées.
Un travail spécifique sera engagé avec des pépiniéristes pour fournir des plans adaptés aux conditions du territoire.

Création de mares naturelles

  • Créer un milieu de vie pour de nombreuses espèces animales
  • Augmenter la capacité du stockage carbone
  • Contribuer à réguler les écoulements d’eau
  • Lutter contre les incendies et les risques d’inondation

Mesures mises en œuvre

Plantation de haies

2023 :
On en a planté 4,5 kilomètres l'année dernière et on vise 4 kilomètres cette année", se félicite Sandrine Cosserat, maire de Volonne et vice-présidente de P2A, déléguée à la Transition écologique.
2024 :
La première plantation de la campagne 2024 a eu lieu vendredi 15 novembre à l'Escale. Environ 300 plants, issus d'une douzaine d'essences locales, ont été mis en terre par les agents de l'Agglomération, pour séparer la route départementale du sentier qui borde le lac.
Réalisations en 2023/2024 : 8 porteurs, et 4 146 mètres linéaires plantés.
  • Le Chaffaut : 1 236 mètres linéaires, sur les propriétés de 3 exploitants : Paul Eric Moll, le lycée agricole Carmejane et les jardins partagés.
  • Beynes : 179 mètres linéaires par l’exploitant Cyril JULIEN.
  • Les Mées : 1 489 mètres linéaires sur les propriétés de 2 exploitants : Nicolas TRABUC et Jean-Richard BROCHIER.
  • Volonne : 1 087 mètres linéaires par l’exploitant Stéphane JEZEQUEL.
  • Seyne : 155 mètres linéaires par l’exploitante Eliane MATHIEU.
Réalisations en 2024/2025 : 8 porteurs, et 3 229 mètres linéaires plantés.
  • Mirabeau : 308 mètres linéaires par l’exploitante Julie MAZAN.
  • Barras : 1 522 mètres linéaires sur les propriétés de 2 exploitants : Guilène CHERON et Yann GUIRONNET.
  • Thoard : 423 mètres linéaires par l’exploitante Pauline KRUMBHOLZ.
  • La Robine : 374 mètres linéaires sur les propriétés de 2 exploitants : Marina MAGAUD et Clément DENIER.
  • Le Brusquet : 152 mètres linéaires par l’exploitante Mathilde TAXIL.
  • L’Escale : 450 mètres linéaires par PAA.

Mares

Campagnes de sondage en avril 2023.
Montage de projet et autorisations administratives (Conventions, CCTP, dossier déclaration loi sur l’eau, DIG).
Réalisations en 2024/2025 : 6 porteurs, et 9 mares créées.
  • Mallemoisson : 4 mares d’une surface totale de 100m2, réalisées par l’ONF.
  • Le Chaffaut-Saint-Jurson : 2 mares d’une surface de 150m2 chacune, réalisées par le lycée agricole de Carmejane, et l’autre par le CEN Provence-Alpes-Côte d'Azur.
  • Les Mées : 1 mare d’une surface de 150m2, réalisée par Nicolas TRABUC.
  • Volonne : 1 mare d’une surface de 150m2, réalisée par la commune.
  • Seyne : 1 mare d’une surface de 100m2, réalisée par Eliane MATHIEU.

Formation

Deux jours de formation animés par le GR Civam et le bureau d’études Agroof sur la création de haies. Cette opération a, en effet, pour objectif de contribuer à préserver la biodiversité en créant des corridors écologiques reliant le milieu aquatique et le milieu terrestre.
Choix des essences, du lieu d’implantation, disposition des arbres, préparation des sols, entretien, irrigation, etc. Cette formation était composée d’une partie théorique organisée à la chambre d’agriculture des Alpes-de-Haute-Provence puis d’un volet pratique à l’espace-test du lycée de Carmejane. Cette visite a permis aux participants d’acquérir des connaissances techniques indispensables pour affiner leur projet.
Suivi scientifique par le CEN pour les mares, et par le lycée agricole de Carmejane pour les haies.

Résultats obtenus

Au total, ce sont 7 375 mètres linéaires de haies (soit une moyenne de 460m par projet) qui ont été plantées.
9 mares ont été créées.
  • Impact positif en termes de richesse faunistique et floristique : bon taux de reprise du végétal. Présence de chevreuils et de sangliers, donc des clôtures de protection ont été ajoutées. Également, présence de chiroptères.
  • Création de haies : création de corridors écologiques reliant le milieu aquatique et terrestre.
  • Impact paysager : les haies qui cassent la monotonie des champs

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Mise à jour il y a 2 jours à 09:03

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