En milieu urbain, la biodiversité la plus riche est dans les friches.
D'origines variées (agricoles, industrielles, naturelles, bastidaires...), elles recèlent des écosystèmes singuliers différents de ceux des parcs urbains, des jardins structurés et des espaces naturels. Or, la commune possède plus de 300 friches urbaines à caractère de nature, qui sont potentiellement des réservoirs de biodiversité et, selon leur localisation, participent au réseau des trames vertes et bleues. Il y a donc un grand intérêt à y concevoir et expérimenter des modes de gestion favorables à la biodiversité, afin de renforcer leur rôle de réservoir et conforter les continuités écologiques. Au regard des objectifs parallèles de développement de la ville, en particulier au niveau du logement et de l'agriculture urbaine, il est essentiel et urgent de mieux connaitre ce rôle des friches (dont un grand nombre est en zone constructible) et de promouvoir leur intérêt écologique.
L’action consiste à mettre en place progressivement un mode de gestion différenciée sur les friches urbaines municipales, en priorisant celles qui sont les plus intéressantes du point de vue du patrimoine naturel et/ou placées stratégiquement vis-à-vis d'une trame verte ou bleue, voire d’une trame turquoise. Cette priorisation nécessite la synthèse et l’acquisition de connaissances ciblées.
Cette action nécessite également un volet concertation/communication pour connaitre les usages de ces terrains et sensibiliser les riverains, et plus largement le grand public, à la richesse écologique de la ville et leur faire comprendre l’intérêt de l’évolution des pratiques de gestion.
En 2025 un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) « Marseille fête la nature » a été lancé à l’intention des associations locales. Cet AMI a visé la mise en place d’animations auprès du grand public pour faire connaître au plus grand nombre l’existence de ces FUN aux portes de leur quartier. Sur une durée d’un mois et demi, plus de 150 évènements et animations ont eu lieu.
Mesures mises en oeuvre
La volonté de la Ville d’avoir une meilleure connaissance de la biodiversité dans ces friches remonte à plusieurs années. C’est pour donner du corps a cette ambition qu’elle a formalisé des partenariats avec le LPED, l’association GERM’ ou encore l’IMBE sur d’autres types de sites comme les espaces naturels. Cette phase d’études et de recherches, tout en se poursuivant au long cours, permet d’ores et déjà à la Ville de rentrer dans une phase plus opérationnelle visant à agir concrètement pour la préservation de la trame verte et bleue et la sensibilisation du grand public aux problématiques environnementales, notamment à travers le projet sur la trame turquoise autour du ruisseau du Jarret.
Pour identifier précisément ces trames vertes, bleues et turquoises, à l’échelle de la parcelle, il est nécessaire de réaliser une synthèse des études déjà réalisés à ce sujet ou en cours, d’identifier les éventuelles lacunes de connaissances et de commander les études permettant de combler ces lacunes.
Pour se doter d’un outil de pilotage d’une gestion différenciée des friches, plus complexe à mener qu’une gestion classique, un outil-métier en lien avec le SIG est en cours de développement au niveau du service gestionnaire (Service espaces naturels et biodiversité – SENB). La spatialisation de l'ensemble des friches a été réalisée. S’en suivra la mise à disposition par le SENB, d'un outil de création de documents cartographiques à l'échelle de la parcelle, et aussi de planification des actions à l’échelle de l’ensemble des terrains à gérer.
La Ville travaille également sur la mise en place en 2026 de « parcours fraicheur » empruntant les FUN (secteur 15eme arrondissement)
Résultats obtenus