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Etude et gestion des friches urbaines naturelles (FUN) municipales pour l’amélioration des continuités écologiques

Marseille [13]

Résumé

Le plus souvent, la nature en ville est domestiquée. Mais elle peut aussi rester à l’état sauvage. Les FUN, pour friches urbaines naturelles, sont des terrains sur lesquels la nature a repris ses droits, sans que la main de l’homme n’interagisse. Ou très peu : la Ville réduit la présence d’espèces exotiques envahissantes, nettoie si besoin, met en sécurité et se conforme aux obligations légales.
À Marseille, on en dénombre près de 300, dont les trois quarts sont accessibles et dont 23 sont équipées de panneaux de sensibilisation, pour que chacun puisse s’y promener sans déranger ni la faune ni la flore.
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes : panneau d’entrée © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes : panneau d’entrée © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)
Friche Urbaine Naturelle (FUN) du Collet des Comtes © Frédéric JACQUES (Ville de Marseille)

Fiche identité

Porteur du projet : Ville de Marseille
Échelle territoriale : Commune
Service(s) de la collectivité associé(s) :
Service espaces naturels et biodiversité qui pilote le projet et qui entretient ces espaces.
Les services affectataires des friches urbaines municipales : notamment les services fonciers (achats, ventes, projets d’aménagement), le service communication (pour les évènements de participation citoyenne et d’animations), le Museum d’histoire naturelle (pour de la science participative) et le service informatique (SIG)
Partenaire(s) technique(s) :
  • Laboratoire Population Environnement Développement (LPED) d’Aix-Marseille Université, via une convention de partenariat avec la Ville (étude de 4 friches par an depuis 2018)
  • Association GERM’ via une convention de partenariat avec la Ville (inventaires naturalistes et expérimentations de méthodes de gestion respectueuse du caractère des friches sur 5 d'entre elles depuis 2021)
  • Association « les Moutons marseillais », pour l’entretien des prairies par éco pâturage
  • Le bureau d’étude ECO-MED et le groupement de bureaux d’étude ECOVIA-BIODIV pour les diagnostics écologiques
  • L’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise (AGAM)
  • La Ligue de Protection des Oiseaux via une vonvention Pluriannuelle d’Objectifs 2025-2029 (suivi des espèces à enjeux et gestion de refuges LPO)
  • L’Office National des Forêts (ONF) pour les interactions des friches urbaines avec les espaces naturels
Partenaire(s) financier(s) :
  • Autofinancement en grande partie
  • Sur certaines friches : Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse via l’appel à projets «Eau et biodiversité »
Budget :
  • 300 k€/an en fonctionnement (fauches, coupes des arbres)
  • 15010€/an en investissement (panneaux, clôtures)
  • 50 k€/an en études (diagnostics écologiques et plan de gestion)
Période : Première étude lancé en 2022. Projet toujours en cours.

Contact

Nom : Frédéric JACQUES
Fonction : Responsable Division Biodiversité, Service Espaces Naturels, Biodiversité, Direction Transition Écologique et des Mobilités, Délégation Générale Adjointe Ville de Demain
Structure : Ville de Marseille
Site web : https://www.marseille.fr/environnement/nature-en-ville/plus-de-friches-urbaines-naturelles

En savoir plus

Objectifs du projet

En milieu urbain, la biodiversité la plus riche est dans les friches.
D'origines variées (agricoles, industrielles, naturelles, bastidaires...), elles recèlent des écosystèmes singuliers différents de ceux des parcs urbains, des jardins structurés et des espaces naturels. Or, la commune possède plus de 300 friches urbaines à caractère de nature, qui sont potentiellement des réservoirs de biodiversité et, selon leur localisation, participent au réseau des trames vertes et bleues. Il y a donc un grand intérêt à y concevoir et expérimenter des modes de gestion favorables à la biodiversité, afin de renforcer leur rôle de réservoir et conforter les continuités écologiques. Au regard des objectifs parallèles de développement de la ville, en particulier au niveau du logement et de l'agriculture urbaine, il est essentiel et urgent de mieux connaitre ce rôle des friches (dont un grand nombre est en zone constructible) et de promouvoir leur intérêt écologique.
L’action consiste à mettre en place progressivement un mode de gestion différenciée sur les friches urbaines municipales, en priorisant celles qui sont les plus intéressantes du point de vue du patrimoine naturel et/ou placées stratégiquement vis-à-vis d'une trame verte ou bleue, voire d’une trame turquoise. Cette priorisation nécessite la synthèse et l’acquisition de connaissances ciblées.
Cette action nécessite également un volet concertation/communication pour connaitre les usages de ces terrains et sensibiliser les riverains, et plus largement le grand public, à la richesse écologique de la ville et leur faire comprendre l’intérêt de l’évolution des pratiques de gestion.
En 2025 un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) « Marseille fête la nature » a été lancé à l’intention des associations locales. Cet AMI a visé la mise en place d’animations auprès du grand public pour faire connaître au plus grand nombre l’existence de ces FUN aux portes de leur quartier. Sur une durée d’un mois et demi, plus de 150 évènements et animations ont eu lieu.

Mesures mises en oeuvre

La volonté de la Ville d’avoir une meilleure connaissance de la biodiversité dans ces friches remonte à plusieurs années. C’est pour donner du corps a cette ambition qu’elle a formalisé des partenariats avec le LPED, l’association GERM’ ou encore l’IMBE sur d’autres types de sites comme les espaces naturels. Cette phase d’études et de recherches, tout en se poursuivant au long cours, permet d’ores et déjà à la Ville de rentrer dans une phase plus opérationnelle visant à agir concrètement pour la préservation de la trame verte et bleue et la sensibilisation du grand public aux problématiques environnementales, notamment à travers le projet sur la trame turquoise autour du ruisseau du Jarret.
Pour identifier précisément ces trames vertes, bleues et turquoises, à l’échelle de la parcelle, il est nécessaire de réaliser une synthèse des études déjà réalisés à ce sujet ou en cours, d’identifier les éventuelles lacunes de connaissances et de commander les études permettant de combler ces lacunes.
Pour se doter d’un outil de pilotage d’une gestion différenciée des friches, plus complexe à mener qu’une gestion classique, un outil-métier en lien avec le SIG est en cours de développement au niveau du service gestionnaire (Service espaces naturels et biodiversité – SENB). La spatialisation de l'ensemble des friches a été réalisée. S’en suivra la mise à disposition par le SENB, d'un outil de création de documents cartographiques à l'échelle de la parcelle, et aussi de planification des actions à l’échelle de l’ensemble des terrains à gérer.
La Ville travaille également sur la mise en place en 2026 de « parcours fraicheur » empruntant les FUN (secteur 15eme arrondissement)

Résultats obtenus

  • Nombre de friches inventoriées pour un entretien de fauche : 273 en 2025 représentant 155 ha
  • Nombre de friches affectées au service espaces naturels et biodiversité : 22 représentant 72 ha.

Découvrir le porteur de projet !

Retrouvez cette initiative lors d’une visite :

Mise à jour il y a 2 jours à 15:43

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