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Transformation d’un parking en plein air en un parc paysager recouvrant un parking multimodal

Mouans-Sartoux [06]

Résumé

La ville de Mouans-Sartoux allie aménagement et biodiversité grâce à l’élaboration d’un parking souterrain recouvert d’un parc dessiné par Gilles Clément. Extension du Parc du Château, il permet une augmentation de 10 % des espaces boisés et végétalisés en centre-ville. Les plantations ont été choisies selon leur capacité d’adaptation au climat méditerranéen, son évolution et leur besoin en eau. Ce grand parking valorise l’intermodalité avec 100 places gratuites réservées aux usagers des transports en commun. Il laisse également plus de place aux piétons et aux vélos.
Parking de 245 places recouvert d’un espace végétalisé en extension du Parc du Château © D. Le Blay
Parking de 245 places recouvert d’un espace végétalisé en extension du Parc du Château © D. Le Blay

Fiche identité

  • Échelle territoriale : commune
  • Maître d’ouvrage : commune de Mouans-Sartoux
  • Service(s) de la collectivité associé(s) : Direction des Services Techniques et Direction de l'Environnement
  • Partenaire(s) technique(s) :
    • CTOM Architecture
    • Gilles CLEMENT, paysagiste
    • Atelier François NAVARRO paysagiste
  • Partenaire(s) financier(s) :
    • Commune de Mouans-Sartoux
    • Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse (CAPG)
    • Département 06
    • Région
    • État
    • Europe
  • Budget :
    • Parking : 8,5 millions d’euros HT
    • Aménagement paysager du Parc sur dalle : 800.000 € HT
  • Période : 2021 (ouverture parking), 2022 (ouverture du Parc)

Contact

Nom : Gilles PEROLE
Fonction : Adjoint au Maire
Structure : Mairie de Mouans-Sartoux

En savoir plus

Objectifs du projet

Pour le parking en souterrain :
  • encourager l’utilisation de modes de transports collectifs, en favorisant le report intermodal automobile-transport en commun. En effet, le parking de 245 places est situé sur l’axe de desserte de 7 lignes de bus, et à 200 m de la gare de train TER. À cet effet, 100 places de stationnement gratuites sont réservées aux usagers des transports en commun. L'augmentation du transport collectif évite d'augmenter les surfaces de réseaux routiers dans un territoire très dense ;
  • permettre un stationnement complémentaire pour 145 voitures, gratuit et à l'abri des intempéries, proche des commerces et des habitations du centre, un service qui permettra de réduire la présence de véhicules en stationnement de plein air dans le village et ses abords et de dégager en surface un espace naturel ;
Pour le parc paysager en surface :
  • conforter la place de biodiversité en centre-ville, par l'extension de la forêt du château qui s'étend désormais sur 4 hectares ;
  • améliorer de manière significative la qualité paysagère de l'entrée nord de la ville.

Mesures mises en œuvre

Cet équipement remplace un parking en plein air de 130 places, réparties dans un espace couvert d’un revêtement en bitume et sur lequel étaient disséminés quelques sujets arborés de moindre intérêt, hormis cependant un grand chêne et un pin parasol dont la présence marque nettement le paysage. Une expertise a permis de définir des précautions et aménagements nécessaires pour préserver le pin parasol autant que possible et le protéger pendant les travaux (rayon de protection de 8 m autour du collet et haubanage).
La biodiversité existante en limite du bois du château a pu être préservée, en répartissant 245 places de parking sur 4 niveaux, grâce au dénivelé existant de 13 mètres entre l’accès proche du village et le point bas proche du vallon du Rougon.
L'entrée du nouveau parking enterré est située en entrée nord de la ville, en bordure de l'axe principal de circulation. Cet accès facile proche du village laisse plus d’espace aux piétons et aux vélos dans le centre ancien, encourage la pratique de la marche à pied, et facilite l’accès aux stations proches de transports collectifs, train TER et autobus.
Afin de valoriser la vue du château depuis le boulevard urbain, il a été choisi d’enterrer ce parking et de le recouvrir par un espace végétalisé, en extension du parc existant autour du château. Cette option a pour effet d'augmenter de 10% les espaces boisés et végétalisés en centre-ville avec l’ajout de 3000 m² d’espaces verts, l’espace dédié à la biodiversité en ville, d’améliorer la qualité de vie de ses habitants en leur proposant un parc public agrandi, riche d’une végétation susceptible de leur apporter fraicheur et détente.
Pour choisir les plantations qui composent cet aménagement paysager, il a été tenu compte de leur capacité d’adaptation au climat méditerranéen, de l’évolution en cours du climat, de leur besoin en eau dans un contexte où la ressource en eau invite à la « sobriété ».
L’ensemble de l’aménagement paysager s’appuie en cohérence sur les propositions de Gilles Clément qui imaginait en 2004 un parcours entre la « Clairière des jardins » autour du château et le « Bois des transparences » ou s’entremêlent des sentiers à peine marqués.

Résultats obtenus

Cette extension du parc du Château conforte la place donnée à la biodiversité dans l’espace urbain, riche du parc boisé de la Grand’ Pièce et du parc des Jardins du Musée de la Parfumerie (JMIP) labellisé refuge LPO. Ces 3 parcs urbains représentent une surface totale de plus de 6,5 ha en centre-ville.
Le parc du château, refuge LPO, a fait l'objet de nombreuses observations lors de l'inventaire citoyen de l'ABC de Mouans-Sartoux réalisé en partenariat avec le CEN PACA et la LPO. Cet ABC a donné lieu à 3897 observations réalisées par 198 observateurs. Ces observations ont permis d'inventorier 1 825 espèces pour la faune (892) et la flore (933) sur la commune dont 385 nouvelles espèces et 60 espèces patrimoniales.
Il est à souhaiter que les "pipistrelles" observées dans le Parc du Château trouvent leur confort de vie amélioré avec davantage d'espace, moins d'éclairage visible des véhicules automobiles qui fréquentent le parking, et moins d'éclairage public.

Points forts du projet

Une réussite sur le plan de l'aménagement paysager de ce vaste Parc de 3 hectares, qui entoure le château du XVIe siècle, due à l’architecte paysagiste Gilles Clément et au paysagiste François Navarro.
Gilles Clément (architecte paysagiste, écrivain et ingénieur horticole, à qui l'on doit également les jardins du musée du Quai Branly à Paris ou le jardin Serre de la Madone à Menton) a imaginé plusieurs concepts, qui s’articulent dans les différents espaces de ce jardin :
  • une esplanade "champêtre", point de départ des visiteurs. Traitée en oliveraie et figueraie comme à l’origine, elle est le lieu d’accueil multi générationnel destiné à recevoir les nombreuses manifestations organisées à Mouans-Sartoux
  • un « Jardin des 7 couleurs » côtoie un pré de figuiers et d’oliviers
  • une terrasse de glycines et de pruniers à fleurs, au nord du château
Il s’agissait là pour l’architecte de jouer des contrastes entre une « Clairière des jardins » autour du château et un « Bois des transparences » où de subtiles ponctuations de socles de pierres amènent à un petit pont sur le Rougon. Épousant la topographie du lieu, le Parc offre un cycle permanent de floraisons, pour faire venir et revenir les visiteurs désireux de promenades, de repos ou de méditation.

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Mise à jour hier à 16:00

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