Cet équipement remplace un parking en plein air de 130 places, réparties dans un espace couvert d’un revêtement en bitume et sur lequel étaient disséminés quelques sujets arborés de moindre intérêt, hormis cependant un grand chêne et un pin parasol dont la présence marque nettement le paysage. Une expertise a permis de définir des précautions et aménagements nécessaires pour préserver le pin parasol autant que possible et le protéger pendant les travaux (rayon de protection de 8 m autour du collet et haubanage).
La biodiversité existante en limite du bois du château a pu être préservée, en répartissant 245 places de parking sur 4 niveaux, grâce au dénivelé existant de 13 mètres entre l’accès proche du village et le point bas proche du vallon du Rougon.
L'entrée du nouveau parking enterré est située en entrée nord de la ville, en bordure de l'axe principal de circulation. Cet accès facile proche du village laisse plus d’espace aux piétons et aux vélos dans le centre ancien, encourage la pratique de la marche à pied, et facilite l’accès aux stations proches de transports collectifs, train TER et autobus.
Afin de valoriser la vue du château depuis le boulevard urbain, il a été choisi d’enterrer ce parking et de le recouvrir par un espace végétalisé, en extension du parc existant autour du château. Cette option a pour effet d'augmenter de 10% les espaces boisés et végétalisés en centre-ville avec l’ajout de 3000 m² d’espaces verts, l’espace dédié à la biodiversité en ville, d’améliorer la qualité de vie de ses habitants en leur proposant un parc public agrandi, riche d’une végétation susceptible de leur apporter fraicheur et détente.
Pour choisir les plantations qui composent cet aménagement paysager, il a été tenu compte de leur capacité d’adaptation au climat méditerranéen, de l’évolution en cours du climat, de leur besoin en eau dans un contexte où la ressource en eau invite à la « sobriété ».
L’ensemble de l’aménagement paysager s’appuie en cohérence sur les propositions de Gilles Clément qui imaginait en 2004 un parcours entre la « Clairière des jardins » autour du château et le « Bois des transparences » ou s’entremêlent des sentiers à peine marqués.